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Les objets trouvés de la marée

Une clé en laiton au-dessus d’un tiroir rempli de vagues
Illustration générée par l’IA

Consigne. Imagine un bureau des objets trouvés où un objet ordinaire ramène un lieu que quelqu’un a perdu.

Au bureau des objets trouvés, je gardais la mer dans le deuxième tiroir. Le premier coinçait depuis qu’on y avait rangé un parapluie ouvert. Le troisième était réservé aux choses que les gens revenaient vraiment chercher.

Un jeudi, un homme m’a tendu une petite clé en laiton. Il l’avait ramassée dans sa chaussure, disait-il. Je lui ai demandé s’il l’avait trouvée en enfilant la chaussure ou en la retirant. En la retirant. J’ai coché « voie publique ». Sur le formulaire, c’était ce qui se rapprochait le plus d’un pied.

Dès qu’il est parti, la clé a commencé à goutter. J’ai ouvert le deuxième tiroir et j’ai attendu que l’eau monte jusqu’à mon pouce. Il y avait un réverbère couché au fond. À côté, la porte de mon ancien immeuble battait doucement. Des années plus tôt, on avait changé la serrure pendant que j’étais à l’école. Ma mère m’avait retrouvé assis sur la marche, avec mon cartable entre les jambes. Elle avait dit qu’elle m’avait attendu, elle aussi, mais à la sortie de l’école.

J’ai posé la clé dans la soucoupe où je mets mes trombones. Quand je suis revenu le lendemain, elle avait séché. La soucoupe était pleine de sable. J’ai pris mon balai et j’ai poussé le sable vers la porte. De l’autre côté, quelqu’un avait déjà commencé à balayer vers moi.

Texte généré par l’IA.