Me défaire

Je me regarde. Je vois comment je suis fait. Je me décompose, ou, plutôt, je me surcompose : je suis trop assemblé de ce que je n’aime pas. Le miroir me renvoie un esprit que je fuis. Je dois agir.
Je dois me défaire…
Me défaire.
Je pose mes mains sur ma tête. J’y enfonce lentement mes doigts. La peau est molle. Elle se laisse pénétrer. Je sens une texture chaude. Seulement, à certains endroits, voilà que c’est tout froid et que, même, ça picote. Voilà ce qu’il faut extraire. Je creuse, pioche, enlève ces choses que je refuse de nommer. Ces zinzins, ces schmilblicks, ces fourbis sont plus nombreux que je n’aurais voulu le croire. J’arpente mes cheminements de pensées pour les trouver. Il me faut une bonne heure pour jeter en dehors de moi tous ces trucmuses qui sont pourtant plus trucs que muses.
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Je redeviens matière première humaine à l’état brut.
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Tas brut ?
… ……. …. …. … …
Me refaire, maintenant… .. ? .. .. ..
… …. … … …. . ? .. …
Ou deux-mains. .. .. . ? … ..
…. ….
J’a(i)me, mais ?
.. …
…
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