Mon ancien blog a été supprimé. C’est dû aux conséquences froides, que dis-je, funestes, de la grande machinerie capitaliste qui gouverne notre monde… je n’ai tout simplement pas payé le renouvellement de l’hébergement. Il est donc parti dans l’indifférence la plus totale. Personne n’ira manifester dans les rues, banderoles et trompettes aux mains, pour réclamer haut et fort sa réouverture. Pourtant, la Société vient définitivement de perdre une partie de sa culture, de son identité. Oui, il est notoire que mes écrits remplacent les textes sacrés de n’importe quelle religion… d’ailleurs, si je le voulais, je pourrais facilement être le messie de l’Humanité mais j’ai en réalité la flemme. Je préfère vivre une simple vie de juriste en toute modestie, profiter des petits plaisirs qui s’offrent sur mon chemin. Oh, regardez ! Une pomme par terre (je n’ai pas dit une pomme de terre, faut suivre) ! Hmm… qu’elle est bonne et juteuse !
Malgré tout, même si mon rapport à l’écriture est difficile, j’ai toujours ce besoin d’avoir un jardin. Un jardin mental je veux dire parce que, bon, un jardin, j’en ai physiquement un et j’ai la moitié des plantes qui sont mortes sous la canicule. Hé Voltaire, si tu me lis de là où tu es, tu as vu (enfin… lu) je cite ton ouvrage, c’est beau, n’est-ce pas ?
Oui, on dit – qui est ce « on » ? J’exige des réponses ! – qu’il faut se trouver un endroit où l’on se sent bien, ou du moins un endroit où l’on essaie de se sentir bien. Une sorte de Paradis en cours de vie, et tant pis si ça ne ressemble pas au vrai. Celui-là, je tenterai de le trouver au bout du bout, quand la dernière étincelle de lumière s’échappera de mes yeux (oui on a changé d’ambiance en un paragraphe).
Alors j’improvise. Je deviens une sorte d’apprenti Dieu, et j’essaie de me créer un espace rien qu’à moi, pour balancer tout ce que j’ai dans la chambre de mon cœur.
Je propose quelque chose, je m’invente mon Rakuen (ラクエン).
